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TitreAuteurIntérêtDate de sortieRésumé 1Résumé 2

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1Les tribulations d'une jeune divorcéeABECASSISAgnès2Jan-05Déborah est une jeune mère au foyer, soumise et assistée. Elle décide de divorcer parce que son mari la trompe. Une nouvelle vie s'annonce pleine de péripéties : apprendre à tuer un cafard sans s'évanouir, monter un meuble Ikea en moins de deux semaines, s'occuper de ses deux enfants tout en travaillant... Et tenter de retrouver une vie sentimentale équilibrée alors qu'on attire tous les cas sociaux de l'univers.Elle n’a pas fait l’amour depuis plus d’un an. La dernière fois qu’elle s’est laissé draguer, c’était il y a onze ans. L’épilation du maillot lui pose des problèmes métaphysiques. Ses deux filles la retiennent in extremis de sombrer dans la boulimie.
Elle a des copines solidaires, mais qui ont treize ans d’âge mental. Elle attire tous les cas sociaux de l’univers… et manifestement, ils sont nombreux.
Elle ? C’est Déborah, la trentaine, un seul homme au compteur, divorcée, empotée, complexée, deux enfants… mais résolument optimiste !

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2Le dictionnaire du CoranAMIR-MOESSIMohamed AliOct-07

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3EmmaAUSTENJaneCancien

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4Le barbier de SévilleBEAUMARCHAISCancien

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5Passage du guéBLONDELJean-Philippe2.5Aug-06Une femme, deux hommes. Deux, peut-être trois histoires d'amour : un roman sur l'ambiguïté du désir et de la confusion des sentiments. Sur un thème banal (A aime B qui aime C), l'auteur a apporté un regard original qui m'a séduite en dépit d'une certaine perplexité. J'ai longtemps hésité entre croire à cette histoire étrange et refuser une situation si improbable. Mais JP Blondel sait vous charmer avec son sens aigu de la délicatesse. C'est sûrement cela qui rend ce livre différent, cela qui nous fait apprécier les trois personnages quels que soient leurs défauts. Et puis, aussi, cette façon de transmettre des messages forts, de toucher au coeur d'un coup de plume (ou de clavier ;) magique. C'est ainsi que, parfois, ma lecture était stoppée par quelques mots. Je restais le souffle coupé, devais revenir en arrière, relire les mots, les intégrer, me relever après cet étourdissement et reprendre ma route, ébranlée.C'est un roman qui m'a séduite plus par ses motifs secondaires que pour son intrigue principale. Il y a entre les lignes une petite musique qui vous chavire. Ce roman laissera, sans aucun doute, une trace en moi.

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6Festin de miettesBRAMLYMarine2Jan-08Lycéennes, elles étaient les meilleures amies du monde : Sophie, la petite provinciale, gauche, fille unique et mal-aimée de parents âgés et rabougris, et Deya, fascinante, racée, dotée de l’assurance de sa caste, les Rausboerling, grands bourgeois protestants, extravagants et libres.
Livrées à elles-mêmes, les deux adolescentes ont vécu une parenthèse enchantée dans la petite maison au fond du jardin de l’hôtel particulier de la famille de Deya, rue des Grands Augustins.
Et puis la rupture inexpliquée, suivie de l’exil en province, jusqu’à ce coup de fil de Deya, huit ans plus tard, qui conduit Sophie à abandonner travail et mari – cette existence médiocre qui lui fait horreur – pour sauter dans le train pour Paris.
La maison des Rausboerling à la splendeur perdue, puis la brousse sénégalaise où vivent la mère de Deya et son fiancé africain servent de cadre aux étranges retrouvailles des deux amies. Mais peut-on jamais revenir en arrière ? Face à l’exubérance de Deya et au poids du clan, se creuse le vide de Sophie. Face à l’élan de vie, le vertige, jusqu’à la folie…
Roman d’amour et d’amitié, roman de mœurs, roman de démence et de ténèbres, ce Festin de miettes nous mène de Saint-Germain-des-Prés à Dakar, en passant par la Porte de la Chapelle, dans une épopée contemporaine envoûtante où le romanesque se dispute avec brio au suspense intimiste.
Elle traversa le vestibule sur la pointe des pieds, s'appliquant comme par le passé à ne marcher que sur les cabochons noirs du carrelage en damier, moins par superstition que par crainte de laisser des traces de son passage sur le marbre blanc.
Elle retrouvait ses vieux réflexes. De peur que les Rausbœrling ne se lassent de sa présence, elle avait toujours veillé à se faire aussi discrète qu'une souris, et se cantonnait autant que possible dans la Petite Maison, au fond du jardin. Elles étaient les meilleures amies du monde. Sophie la provinciale, la mal-aimée, idolâtrait Deya, fille de grands bourgeois protestants, décadents et singuliers.
Livrées à elles-mêmes, les adolescentes régnaient sur la Petite Maison au fond du jardin de l'hôtel particulier des Rausbœrling. Puis Sophie a été chassée du paradis. Les années ont passé, et soudain ce coup de fil de Deya... Mais comment revenir en arrière, comment ressusciter la magie ? Roman d'amour et d'amitié, roman de mœurs, de démence et de ténèbres, ce Festin de miettes nous entraîne de Saint-Germain-des-Prés à la brousse sénégalaise, dans une épopée contemporaine haletante.

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7Jane EyreBRONTËCharlotteCancien

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8La chuteCAMUSAlbertCancien

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9L'été du sureauCHAIXMarie2Jan-05Marie Chaix renonçait successivement à tous ses projets, tout en souffrant de cette crise prolongée. Soudain, la rupture dans la vie de sa fille aînée la ramène à l'écriture en la renvoyant à d'autres séparations : son divorce d'avec le père de ses deux filles ou la disparition précoce de ses deux frères. Elle remonte, plus haut encore dans le temps, à ses parents, séparés par huit années de prison à la suite de la condamnation du père collaborateur, auquel elle a consacré Les Lauriers du lac de Constance. Avec une sincérité sans concession Marie Chaix fait le bilan de sa vie de femme et d'écrivain. Le passé de trois générations resurgit dans une mémoire où l'émotion demeure toujours à vif. EveneDans son livre « L'été du sureau », Marie Chaix en profite donc pour faire le bilan de sa vie de femme et d'écrivain. Le résultat est superbe ! Beaucoup de finesse, de douceur, de subtilité... une langue amoureuse, ronde, tantôt rosissante, balbutiante aussi. Un regard sans cesse étonné et confiant, une certitude jamais prétentieuse d'avoir retenu les bonnes leçons, d'être sortie d'une enfance douloureuse sans blessures (son père était collabo, il a été condamné et emprisonné, il y a eu les deuils aussi avec la mort des frères).
Et cette tendresse de maman, qui a su souffler à ses deux filles le même élan vers une vie amoureuse pas toujours linéaire (les répétitions des mêmes erreurs, bien malgré elles), son retour de femme amante, son délire de laisser échapper un gendre qu'elle adorait... Clarabel

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10SwingCHAPERONJean-Yves2Aug-06Avec "Swing", on plonge immédiatement dans une soucoupe à voyager à travers le temps, franchir les océans et les frontières pour suivre une palette de personnages attachants, qui se croiseront ou s'effleureront à peine, mais cette peinture est belle, intéressante à découvrir et scruter à la loupe. L'histoire commence de nos jours à Paris pour basculer à Londres en 1903 et parcourt ainsi tout un début de siècle en passant par New York, San Francisco, Montmartre, le Sud des USA, Cuba, les Antilles... Ce roman est en fait rempli de petites histoires qui suivent différents personnages, mais le point de départ s'attache à une peinture de Joseph Gaignault, retrouvée dans un grenier, avec un billet où "Joseph Gaignault n'est pas un peintre" est griffonné. C'est ce mystère qui donne la matière à grossir le roman de Jean Yves Chaperon. L'auteur nous balade, en musique et en rythme, amarré à son amour du jazz (citation de "grands noms"), ébloui par la frénésie des années folles, mais gardant pied à terre pour conter le massacre de cette insouciance avec la guerre de 1914. Revient le mystère "Joseph Gaignault", ne l'oublions pas, entre les chapitres où flottent les esprits fascinants du boxeur Jack Johnson, du chanteur Caruso ou de la silhouette fuyante et juvénile d'une certaine Joséphine Baker... C'est là le magnifique et l'incroyable : mêler avec habileté le vrai et le faux, croiser les destins des grandes figures à d'autres personnages inventés, s'imaginer une autre époque plus rutilante où le jazz allait connaître son âge d'or... Pour les plus grands amateurs, ce livre se savoure. Pour les moins éclairés (hmm, comme moi), "Swing" symbolise une palpitante saga où la petite musique résonne à l'oreille. Douce, entêtante et à mesurer dans le temps ! ClarableEn 2003, on découvre par hasard dans le grenier d'une maison de Philadelphie une toile, encore inconnue, réalisée par un peintre français brillant et secret, assassiné au début des années 1920 à Paris alors qu'il était encore très jeune. De cet homme, on sait peu de chose, sauf qu'il est rentré de la guerre en 1918 si traumatisé qu'il n'a plus jamais retouché à ses pinceaux. En revanche, il est devenu un trompettiste apprécié dans les boîtes de Montmartre, en ces années de jazz naissant. Son nom était Joseph Gaignault, et la dernière oeuvre de cet artiste, dès lors qu'elle est révélée, alimente toutes sortes de spéculations, notamment parce qu'elle porte l'inscription suivante : 'Joseph Gaignault n'est pas un peintre'. Message ésotérique ? Provocation ? La vérité se cache ailleurs, mais personne ne la connaît entièrement. Chaque personnage impliqué dans le destin de cet homme ne détient qu'une part de son histoire.

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11CHATEAUBRIANDFrançois-RenéCancien

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12Dix petits nègresCHRISTIEAgathaCancien

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13La petite fille de Monsieur LinhCLAUDELPhilippe2Aug-07Monsieur Linh, un vieux monsieur, fuit sa patrie - est-ce le Vietnam ? - après la mort de son fils et de sa belle-fille. Il emmène avec lui Sang Diû, sa petite fille, la prunelle de ses yeux, bébé calme et obéissant qui aime que son grand-père lui chante une chanson : 'Toujours il y a le matin / Toujours revient la lumière / Toujours il y a un lendemain / Un jour c'est toi qui seras mère.' Philippe Claudel raconte l'épopée d'un expatrié en France, les conditions pénibles, voire hostiles, auxquelles il est soumis, ses rencontres et les amitiés qui se lient. Fuyant son pays en guerre, Monsieur Linh débarque dans un grand port occidental avec pour seul bagage, une poignée de sa terre natale, une photo et un bébé, sa petite fille prénommée Sang diû.
On apprend bien vite que l'enfant est la fille de son fils. Les parents de Sang Diû sont morts, fauchés par une bombe alors qu'ils travaillaient à la rizière. Le village est lui à feu et à sang, Monsieur Linh est un survivant.N'ayant de cesse de protéger l'enfant, Monsieur Linh va peu à peu s'imprégner de la terre d'acceuil. Assis sur le banc face au centre d'hébergement, il observe ce pays sans odeur, laissant souvent son esprit dériver vers le passé et les jours heureux.
C'est sur ce banc qu'il rencontrera Monsieur Bark.
Ces deux là, bien que ne parlant pas la même langue, vont se comprendre. Ils deviendront l'un pour l'autre comme un port d'attache. Leurs rencontres quotidiennes deviendront des petites ancres leur permettant d'accoster pendant quelques heures sur des îlots de tranquillité alors que leur vie est dans la tourmente.
Mais un matin, Monsieur Linh n'est pas au rendez-vous...
L'auteur décrit à la perfection les petites gymnastiques auxquelles se plie l'esprit humain afin de s'adapter à la souffrance de l'exil, à l'horreur de la guerre, aux traumas. Et comme la fleur poussant sur un tas de fumier, du plus sombre de la douleur peut émerger encore des éclairs d'humanité.

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14Mensonges sur le divanD. YALONIrvin2May-06Ernest Lash, étoile montante de la psychanalyse californienne, n'a rien à envier à personne, jusqu'au jour où il décide d'abandonner sa formation clinique pour une approche plus sincère et plus intime de la thérapie. La patiente de cette expérience limite sera la troublante et séductrice Carol Leftman. Mais cette avocate rusée, persuadée que son mari, ancien patient d'Ernest, l'a quittée sur les conseils du thérapeute, semble avoir un tout autre projet. Rapidement submergé par l'étrange relation de séduction qui s'instaure avec la jeune femme, Ernest se confie à Marshalle Streider, son ancien tuteur. Mais celui-ci est aux prises avec ses propres démons : aveuglé par son ambition, il s'est laissé piéger par un faux patient, mais véritable escroc. Marshall se tourne vers une avocate de renom, Carol Leftman...

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15Je m'appelle FrançoisDANTZIGCharles1.5Aug-07Né près de Tarbes, entre un père qui a déserté la maison et une mère un peu plus que volage, avec qui il aura un compte de tendresse à régler toute sa vie, François Darré apprend tôt que la vie sourit aux audacieux. Alors, ce jeune homme trop sensible sera séducteur, jouant de son physique de brun aux dents blanches, empruntant les identités les unes derrière les autres, faisant peau neuve, conservant comme un talisman ce prénom de François. Fuir Tarbes, d'abord. Puis à Paris ensorceler une famille aristocratique crédule et riche. A Los Angeles, s'appeler François Depardieu, rouler en décapotable, pratiquer l'escroquerie d'envergure. Tenter d'aimer avant de se faire arrêter comme un malfrat, triompher de la prison par une revanche médiatique, un livre, des émissions, des compliments et des insultes, devenir le voyou qu'on voudrait recevoir chez soi. Jusqu'où ira-t-il ? Jusqu'au meurtre, vraiment ? Enfin, qu'ira-t-il faire à Dubaï, dans une mer que surplombent les gratte-ciel construits en une nuit, 'le nez vers les étoiles pour oublier notre passé de boue' ?

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16Bel amiDE MAUPASSANTGuyCancien

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17Calamity Jane avait deux fillesDE PONCHEVILLEAlice2.5May-07Ils sont trois. Trois êtres pris dans la tourmente de la vie et partageant le même secret, la même blessure encore vive. Timide et solitaire, Elisa n'a pas d'amis mais elle déborde d'énergie et a décidé de s'en faire coûte que coûte. Rose, sa grande soeur, épie chaque jour un jeune homme inconnu et bouillonne de sentiments violents qui la dépassent. Eric, leur père, un homme tranquille et résigné en apparence, guette une mystérieuse femme en vert. Il semble que quelque chose soit sur le point d'arriver. Et si cet événement attendu et espéré survenait, si la vie d'Elisa, de Rose et d'Eric en était bouleversée, seraient-ils capables de prendre une nouvelle route et de la suivre jusqu'au bout ? Alapagedeux soeurs , Elise et Rose, deux très jeunes filles aux prises avec une réalité qui les dépasse souvent , quasi laissées à elle mêmes,dans un monde violent où "manquait des valeurs féminines" .
Mais plus que les révoltes de banlieues ,qui servent de toile de fond et ne les concernent qu'indirectement, par ricochet, c'est la fragilité des êtres que nous montre l'auteure.Ces êtres qu'une trop grande douleur ou une accumulation d'accidents de la vie peut faire sombrer...
Adultes ou adolescents,ils prennent le monde à bras le corps ou se laissent parfois couler, oscillant au bord du vide, les plus courageux n'étant pas forcément ceux dont on pourrait légitimement attendre le soutien.
Deux très beaux portraits de jeunes filles que l'on découvre progressivement,adhérant totalement au rythme de l'auteure, tout en délicatesse.
Alice de Poncheville n'édulcore pas la réalité,tout en évitant tout apitoiement sur ses personnages. On a parfois le coeur serré mais elle refuse toute solution de facilité aux deux soeurs car "Il y a des choses que l'on ne doit faire que lorsqu'on a épuisé toutes les autres possibilités".
Et comme le dit Elise,la plus jeune, " Je peux faire face à beaucoup de choses. je suis petite mais peut être que je comprends les gens mieux que toi".
Un très beau livre sur les liens entre soeurs et un portrait en creux des liens mère/fille qui sort vraiment de l'ordinaire.

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18DICKENSCharlesCancien

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19Les Frères KaramazovDOSTOÏEVSKIFiodorCancien

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20La vie me fait peurDUBOISJean-Paul1Jan-96

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21La tulipe noireDUMASAlexandreCancien

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22Le collier de la ReineDUMASAlexandreCancien

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23La passion selon JuetteDUPONT-MONODClara2Sep-07Juette est née en 1158 à Huy, une petite ville de l'actuelle Belgique. Cette enfant solitaire rêveuse se marie à treize ans dans la demeure de ses riches parents. Elle est veuve cinq ans plus tard. Juette est une femme qui dit non. Non au mariage. Non aux hommes avides. Non au clergé corrompu. Violente et lucide sur la société de son temps, Juette défend la liberté de croire, mais aussi celle de vivre à sa guise. Elle n'a qu'un ami et confident, Hugues de Floreffe, un prêtre. A quelles extrémités ira-t-elle pour se perdre et se sauver ? Car l'Eglise n'aime pas les âmes fortes. Nous sommes au XII° siècle, en pleine période du royaume franc de Jérusalem. Juette se voit mariée à l'âge de treize ans à un homme beaucoup plus âgé qu'elle. Je dirais même, vu l'espérance de vie de l'époque, à un homme en fin de bail. Veuve à dix-huit ans, mère de deux enfants qu'elle rejette, car elle a raté son rendez-vous avec l'amour d'un homme, Juette va se jeter dans le dévouement. Elle va se désincarner. Destin brisé. Histoire d'une époque où l'individu n'existe pas encore, surtout quand il n'en a pas les moyens. Alors que dire de la femme !

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24L'immeuble YacoubianEL ASWANIAlaa2Jan-06L’auteur situe l’immeuble Yacoubian au Caire ; il s’agit d’une ancienne bâtisse majestueuse de l’époque coloniale transformée en appartements et où vivent tout un petit monde qui donne un bon aperçu de la société égyptienne.Chaque personnage appartient à un monde particulier et nous fait entrer dans la vie de tous les jours au sein de ce Maghreb si proche mais tellement méconnu. Avec le jeune Taha, on entre dans la vie d’un étudiant qui, d’abord respectueux de la hiérarchie, devient un révolté face à l’injustice dont il est victime et se laisse séduire par les sirènes de l’islamisme intolérant et manipulateur. Hatem, journaliste émérite, se tient perpétuellement sur ses gardes et ne peut mener une vie normale à cause de son homosexualité combattue par un Islam de plus en plus présent et rigoriste. L’aristocrate Zaki vit à l’européenne et se démène dans la nostalgie d’un passé révolu. Azzam se faufile dans les arcanes d’un monde d’affaires aux principes plus que louches et totalement corrompu. Toute la société égyptienne se retrouve dans ce livre et éclaire le lecteur sur le comportement de chaque classe. Toutefois, les caractères apparaissent comme unilatéraux et sans nuances ; ce qui peut friser parfois le simplisme.Le découpage en courtes séquences permet au lecteur de passer d’un personnage à l’autre et de suivre leur cheminement. Cela permet de se replonger chronologiquement à chaque fois dans la vie de chacun d’eux.

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25Record à battreELDRIDGECourtney1May-05Elle le drague dans un bowling. Elle a toujours eu un faible pour les beaux mecs du genre sportif. Pour les beaux mecs en général d'ailleurs. Elle se pose comme une fille qui n'a pas froid aux yeux. Sur l'oreiller, elle lui avoue un soir qu'elle détient le record homologué de consommation d'amants : cent quatre-vingt-dix-sept en une nuit !... Est-ce Dieu possible ? C'est possible - à condition de s'organiser... Lui ne moufte pas. Continue à y mettre du sien. Elle s'émerveille : serait-ce enfin l'Amour, avec la fameuse majuscule ? Eh non, pas encore, car la tendresse, cette chaleur merveilleuse que l'on persiste à espérer du vieil échange des fluides, est pour elle chose si nouvelle qu'elle se sent tout inhibée. Jusqu'au jour où on lui apprend qu'une actrice du porno vient de battre son record. Drôle de monde, où l'on ne peut compter sur rien... A partir d'un sujet des plus légers, Courtney Eldridge finalement creuse la couche superficielle pour révéler les failles d'un bonheur fragile, autour d'une héroïne sympathique, fraîche et rigolote. Le début est volage, bon-enfant, quand Christine croise dans la rue un ancien amant dont elle ne se rappelle plus le prénom. Découle son histoire, son premier rendez-vous avec Joel, leurs passions communes pour le bowling, le base-ball, puis les prouesses "sportives" de la jeune femme. C'est au fil de la lecture qu'on découvre un ton plus recherché, moins futile, les blessures secrètes de Christine. C'est franchement une très agréable lecture, un petit livre détonnant et dynamique, idéal pour les vacances, beaucoup de fraîcheur, de tonus et une héroïne attachante et charismatique !

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26Qui se souvient de David FOENKINOS ?FOENKINOSDavid3Aug-07Je ne sais pas si certains d'entre vous se souviennent de moi. Il y a quelques années,j'ai publié 'Le Potentiel érotique de ma femme'. Ce roman non autobiographique, traduit dans de nombreuses langues, avait obtenu un réel succès.J'avais reçu le prix Roger-Nimier, avant d'être sélectionné sur la liste d'été du prix Goncourt.J'étais alors dans la promesse. Pourquoi les choses ont-elles si mal tourné ? Depuis ce succès qui s'efface des mémoires,j'ai publié quatre autres romans et tous sont passés inaperçus. Cette chute vers l'indifférence générale m'apparaît aussi brutale qu'injustifiée.J'ai tenté d'analyser les raisons de mes échecs, mais il est impossible de comprendre pourquoi l'on devient invisible. La médiocrité, peut-être ? Cela ne semble pas être un inconvénient pour les autres. Et si tel était le cas, comment ai-je fait pour devenir médiocre ? Suis-je trop allé chez le coiffeur ? C'est peut-être dans l'irrationnel qu'il faut chercher les raisons de mon déclin. Pourtant, je dois absolument m'accrocher, rien n'est définitivement perdu. Etj'ai raison d'y croire : bientôt, une fabuleuse idée de roman va surgir en moi. Bientôt, je serai à nouveau propulsé parmi les auteurs vivants. Enfin, on va se souvenir de moi.' DF tourne en dérision cet auteur vidé de toute substance créative, qui se complait dans le néant d’une dépression fort propice à justifier son manque d’inspiration. C’est drôle et juste en même temps. Le roman écrit à la première personne évite l’écueil d’un humour qui pourrait paraître trop persifleur ou cynique vis-à-vis des écrivains, mais donne un ton plein d’autodérision, voire de tendresse pour le personnage.Le roman évoque aussi l’épuisement de l’amour dans un couple, l’installation des silences qui prennent de plus en plus de place dans les conversations, ne reflètent plus la communion de pensée mais leur éloignement. Le tout est raconté avec une plume légère mais pleine d’acuité dans les portraits de ces personnages.Au final, un roman plein de justesse, assez sensible, mais qui apporte un humour décalé très souvent jubilatoire, sur ce portrait d’un écrivain plutôt minable dans son attitude, mais finalement attendrissant.

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27Le syndrome d'UlysseGAMBOASantiago1.5Aug-07Le syndrome d'Ulysse est le nom donné au stress, aux cauchemars, à la dépression dont souffrent les émigrants seuls dans un pays inconnu et ressenti comme hostile. Le narrateur, jeune écrivain colombien, arrive à Paris pour étudier la littérature et y découvre la pauvreté, les chambres de bonne sans eau, le froid, la solitude. Devenu plongeur dans un restaurant coréen, il rencontre d'autres émigrés coréens, marocains, latino-américains, roumains, africains, tous porteurs d'une histoire qu'ils nous racontent à la première personne sur le ton du récit oral ; tous jeunes, désespérés, inventifs et sans le sou, ils trouvent le salut dans leur solidarité, leur amitié, et se raccrochent à l'unique chose qui leur prouve leur humanité : le sexe. A travers lui ils se retrouvent égaux et peuvent croire un instant que tout peut changer. Le personnage principal est un amoureux maladroit, sincère et volage, qui souffre de la jalousie et de l'abandon tout en ayant une vie érotique échevelée et drôle qui le conduira à ce pour quoi il est venu à paris : l'écriture.

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28La note sensibleGOBYValentine2.5May-04" Je n'ai jamais connu de vous qu'un univers sonore, où dominaient Mozart et votre violoncelle. Vous jouiez. Les voix chantaient. J'écrivais. Votre musique est dans ce manuscrit. A vous entendre, j'ai eu peur de vous aimer. Je vous ai fui. J'ai écrit ce qui aurait pu être notre histoire. Ne me demandez pas pourquoi. Je ne vous demande pas pourquoi vous avez joué pour moi du violoncelle, chaque soir, pendant des mois. Quand vous aurez terminé votre lecture, je serai nue devant vous, et pourtant moins vulnérable qu'au soir du 15 octobre. Je n'aurai plus rien à dissimuler, pas même de l'amour. " Ceci est un extrait de la lettre qu'Inès écrit à son voisin Vendello, pour lui raconter leur histoire d'amour, ou plutôt celle qui aurait pu être. Parce que, " A mi-chemin entre ma chambre et la porte d'entrée, une latte a grincé " , écrit Inès. Et de là se sont créées deux Inès. Celle, la vraie, timide et rêveuse, qui n'a pas osé ouvrir la porte. Et puis celle qui l'a fait, qui vit sous la plume de la première. Ines, une jeune femme qui vit depuis peu à Paris ou elle enseigne, dépose chez son voisin, un musicien, le manuscrit de ce qu'aurait pu être leur histoire d'amour, à eux qui ne se sont jamais rencontrés.
Sur cette jolie idée, Valentine Goby, dans ce premier roman, raconte une belle histoire, celle d'un amour qui naît et grandit dans le coeur et dans la vie de son héroïne. Une écriture très agréable, un texte tendre et doux

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29Il ne vous reste qu'une photo à prendreGRAFFLaurent2Aug-07Cela sonne comme un arrêt : la dernière photo. Comme il y a le dernier verre, le dernier jeton ou l'ultime message. Graff invente la forme neuve de la roulette russe : l'objectif à l'oeil, comme le canon tout contre la tempe. On presse : y a-t-il une vie, passé le couperet de l'ultime clic ? Jeu, set et match ? Neigel, le héros, se cogne à tous les angles d'un deuil amer, celui de M. Un jour à Rome, Méphisto, entendez un sieur Giancarlo Romani (un homme que l'humain intéresse, ex-prêtre) lui offre un voyage et un appareil photographique. Règle du jeu : clore la bobine en prenant 'la dernière photo'. Il n'est pas seul à jouer : d'autres sont là, comme lui, avec leur dernière case à cocher : un Japonais, maître-pêcheur de carpe, un ex-mannequin et Eros (de Bilbao). Alors, que prendre dans les rets du viseur ? Une photo qui résumera tout, apocalypse intime, une photo pour rien, une photo de rien, un souvenir à loger au coin d'un miroir, un fragment d'idéal. Geste dérisoire, simple pression, mais choix décisif. Chacun choisira de prendre ou de ne pas prendre LA photo. Neigel, lui, en fera un rendez-vous fantomatique, une hallucination douce, en reviendra plus léger. Tout cela semble bien innocent. Vraiment ?

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30Hors jeuGUILLOTBertrand2.5Aug-07« Nous avions vingt-deux ans, une grande carrière s’ouvrait devant nous. Dominants nous étions et Dominants nous resterions, la vie n’était qu’un jeu d’enfant et le monde n’avait qu’à bien se tenir. Je ne pensais pas qu’il tiendrait si bien. »Jean-Victor a manqué une marche dans sa fulgurante ascension professionnelle. Il a promis à ses frères Dominants une revanche éclatante. Son pari : gagner un jeu télévisé – et avec la manière. Mais en zone non-frimeurs, les règles du jeu sont différentes.Jean-Victor Assalti est un conquérant, un vainqueur, un Dominant. Diplômé de sa grande Ecole, il a connu une ascension fulgurante dans une boîte de com avant la chute libre en Septembre 2001. Depuis, le jeune loup pointe au chômage, renâcle et préserve un sourire Colgate auprès de ses amis tous plus brillants les uns que les autres, mais sentant bien la distance se tracer.Par l'entremise d'un camarade, JV répond à une annonce pour un casting de jeu télé. C'est une idée sordide, un chapitre vu et corrigé du Dominant parmi les Dominés, ainsi considère-t-il sa position au coeur de la culture "populaire", la "culture plouc" ! Mais plus qu'une blague, ce pari va devenir un challenge crucial pour la carrière de JV. Collectionnant les entretiens avec les DRH, les chasseurs de têtes, épluchant toutes les annonces de job mais ne glanant toujours rien de concret, notre Jean-Victor commence à se ramollir, se voit expulser du Cercle d'Or et s'essoufle dans les soirées VIP où les conquêtes sans lendemain lui donnent la nausée. Notre loup se blinde, s'arme du Quid et du Petit Larousse et bûche comme un fou pour le face-à-face de SA vie !

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31La famille LamentHAGENGeorges2Aug-05A travers trois continents et pays, voici ici retracées les péripéties d'une famille. Au gré de leurs aventures, heureuses ou malheureuses, Howard, Julia, Will, et les jumeaux, Marcus et Julius, nous font vivre une véritable tranche de vie…Les Lament forment une tribu passablement excentrique et farouchement globe-trotteuse. Leur devise : " Un Lament voyage toujours ! ". Et tandis qu'Howard, le père spécialiste ès tuyauteries, rêve d'irriguer le Sahara et d'emmener toute sa petite famille en Afrique, Julia, sa femme, rebelle à l'éducation bourgeoise et artiste à ses heures, élève tant bien que mal ses trois petits diables. Sous la plume de George Hagen, comparé à John Irving et Jonathan Franzen, le destin des Lament est en marche : de la Rhodésie au New Jersey en passant par l'Angleterre et Bahreïn, ils n'auront de cesse de trouver un endroit où ils auraient enfin leur place.

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32Le soleil se lève aussiHEMINGWAYErnestCancien

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3380 étésHERRYJeanne2Jun-07« Paul aura vécu 86 étés » - Ainsi commence la confession de Jeanne, la petite-fille, face à la mort de son grand-père. En s'éteignant, Paul vole cette part de l'enfance, de l'adolescence et de la femme à éclore, autant de pelures qui constituent la narratrice. Et c'est clair qu'en ouvrant ce beau petit livre, on a le sentiment de lire une « ôde à ma famille » avec Jeanne qui clame son amour pour sa mère, son père (des parents divorcés mais heureux), sa belle-mère, son beau-père, ses demi-frère et soeurs. Jeanne aime son petit monde et sait très bien le partager avec le lecteur. Forcément on s'attache, on trouve qu'ils sont tous beaux, gentils, aimants et aimés. Le rêve ! Et puis, il y a les fêlures : d'abord le divorce, ensuite le déchirement, viendront la timidité maladive, les rougissements excessifs, le blocage envers le sentiment amoureux, ce corps maladroit et disgracieux (selon elle), et toujours un moral en béton et des dents longues !
J'ai beaucoup aimé la transparence du récit de Jeanne Herry (la fille d'un chanteur et d'une actrice reconnus). Ce n'est pas un livre où elle étale les plus vertes confessions, jamais elle ne règle ses comptes, ni ne revendique sa filiation « fille de ». C'est finalement un livre très pudique où Jeanne dit des choses personnelles, intimes, assez vulnérables. Et c'est surtout cet élan de sincérité, de vouloir communiquer son amour, la tendresse autour qui fait qu'on gobe ce texte tout entier en se régalant. En somme, « 80 étés » a été écrit avec reconnaissance et authenticité, sans chichis mais 100% pur beurre (de bonnes doses d'amour, quoi !). Clarabel
Dans ce premier roman autobiographique, Jeanne Herry nous raconte cet aïeul qui s’en va, qui aura vécu 86 étés, et qui était une lumière dans sa vie. Mais dans cette succession de petits textes courts, à la fois drôles et émouvants, Jeanne parle aussi d’elle, de son adolescence difficile, de ses demi-sœurs, du nouvel amour de sa mère. En partant de Paul, le grand-père envolé, et en terminant sur son propre futur, Jeanne esquisse avec talent et délicatesse une première mise au point, tout en rendant hommage à ce que sa famille lui a légué, dans son corps, dans sa tête. Charmant et sensible.

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34Lignes de failleHOUSTONNancy1Aug-06Entre un jeune Californien du XXIe siècle et une fillette allemande des années 1940, rien de commun si ce n'est le sang. Pourtant, de l'arrière-grand-mère au petit garçon, chaque génération subit les séismes politiques ou intimes déclenchés par la génération précédente. Je tiens la main de m'man, sa main est avec moi à New York mais sa tête sillonne encore la planète : sans même nous demander comment on va, elle se met à parler à toute berzingue. Sa voix ne promet rien de bon alors je laisse les mots se produire là-haut, au niveau de la bouche des grandes personnes, pendant que moi je reste près du sol à étudier les milliers de pieds qui courent dans tous les sens. Je pense à ce qui se passerait si une bombe était lâchée sur JFK et que tous ces gens étaient soudain morts ou démembrés en train de patauger dans des flaques de sang. Ma chauve-souris me dit de monter le son des avions bombardiers le plus possible dans ma tête...

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35HUGOVictorCancien

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36Vu d'iciJACKSONBrian-Keith2Feb-01Dans une famille noire du Mississipi, une femme enceinte de son 6ème enfants parle avec son bébé à naître, et c'est cette petite fille dans le ventre qui est la narratrice du roman..
La vie est rude. Son mari a décidé de donner le bébé à sa soeur et son beau-frère qui n'arrivent pas à en concevoir. Anna, la mère, tient bon, partagée entre l'amour, l'espoir et la résignation.
Une histoire simple et belle, dans laquelle l'émotion est toujours à fleur de ligne, et qui se lit d'une traite.
Lisa n'est pas encore née. Pourtant cette petite fille à venir, blottie dans le ventre de sa mère Anna, est la narratrice de ce roman. Cette vision inattendue du monde plonge le lecteur dans la vie d'une famille noire du Mississippi, un Sud rural où les anciennes habitudes de l'esclavagisme laissent aujourd'hui encore des traces. Un roman au style vivace, où se mêlent joie et tristesse.

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37Un oiseau blanc dans le blizardKASISCHKELaura2.5May-05Dans les banlieues résidentielles américaines, derrière les jardins, dans les maisons bien tenues, on ne se parle pas et chacun cache aux autres ses frustrations et ses désirs. Un jour de janvier, la mère de Katrina disparaît. Katrina passe les trois années qui suivent à se chercher, en se débattant entre l'apparente indifférence qu'elle éprouve pour sa mère et les rêves qui viennent la hanter. Katrina a 16 ans et découvre l'amour avec le bel ado Phil, son nouveau voisin. Autant dire qu'elle a autre chose à penser que les états d'âme avec lesquels à l'air de se battre sa maman. Mais quand cette dernière disparaît, Katrina se découvre moins détachée. Elle revient sur ses souvenirs d'enfance, fait des cauchemars, et son père semble incapable de répondre à ses questions, abasourdi lui aussi, par l'abandon de sa femme.

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38De la supériorité des femmesLACROIXAlexandre2.5Jan-08Ce roman est à la fois un témoignage et un exutoire, une expiation et une vengeance. Alexandre Lacroix a connu une rupture en 2006. Désemparé, ne pouvant se résoudre ni au départ de sa femme, appelée Mathilde dans le livre, ni à la destruction de son foyer, il n'a eu de cesse, au cours de cet été fatidique, d'écrire. Stéphane s'est fait jeter par Mathilde, rien ne garantit à présent le succès de la reconquista. Quoi de plus banal que ce récit autobiographique? Si le livre sort du lot, c'est en vertu du ton facétieux adopté par l'auteur, rédacteur en chef de «Philosophie magazine», et du regard moqueur qu'il porte sur ses contemporains. Page 101, il conseille au lecteur d'aller directo page 133 pour sauter un passage faiblard. N'en faites rien, le roman est piquant, sagace et délectable du début à la fin.

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39Alabama songLEROYGilles1.5Montgomery, Alabama, 1918. Quand Zelda, 'Belle du Sud', rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un tournant décisif. Lui s'est juré de devenir écrivain : le succès retentissant de son premier roman lui donne raison. Le couple devient la coqueluche du tout New York. Mais Scott et Zelda ne sont encore que des enfants : propulsés dans le feu de la vie mondaine, ils ne tardent pas à se brûler les ailes... Gilles Leroy s'est glissé dans la peau de Zelda, au plus près de ses joies et de ses peines. Pour peindre le destin de celle qui, cannibalisée par son mari écrivain, dut lutter corps et âme pour exister...

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40Un petit boulotLEVISONIan2.5Sep-04En cette période d'important chômage, avez-vous besoin d'Un petit boulot? A noter que le titre anglais est Since the Lavoffs qui se traduirait à peu près par "depuis les licenciements". C'est la situation dans laquelle se trouve Jake Skowran, le héros principal de ce livre de Iain Levison. L'usine dans laquelle il travaillait dans le Wisconsin vient d'être délocalisée au Mexique. Il a perdu son travail, le peu de choses qu'il possédait (télévision, aspirateur, etc) et son amie Kelly l'a quitté pour un autre. Comme Jake aime beaucoup les paris et qu'il fréquente le bookmaker Ken Gardocki à qui il doit beaucoup d'argent, ce dernier lui propose un emploi très "spécial": tuer sa seconde femme qui lui est infidèle, Corinne Gardocki. Que faire sinon accepter d'être "tueur à gage" dans cette Amérique qui n'est "bonne" que pour les riches, les bien portants, les employés, "les bien pensants"? Alors, avec sérieux et application, Jake s'attelle à son nouveau métier qu'il croit d'abord occasionnel. Mais c'est l'engrenage: Ken Gardocki à d'autres personnes à éliminer! C'est un portrait au vitriol de l'Amérique des laissés-pour-compte malgré sa réputation de "nation riche" et "nation modèle". Malgré tout il y a beaucoup d'humour et de fraîcheur dans le texte. C'est le premier roman de cet auteur. CunéUne petite ville américaine est ravagée par la fermeture de l’unique usine, délocalisée au Mexique. Jake Skowran a non seulement perdu son travail, mais aussi sa petite amie partie vers des cieux plus cléments. Autant dire qu’il est prêt à accepter n’importe quel « petit boulot » pour s’en sortir, y compris celui que lui propose Ken Gardocki : tuer sa femme. Avec sérieux et application, il s’attelle à son nouveau travail… et y prend goût, ce qui le plonge dans des situations complètement extravagantes. Derrière ce burlesque s’impose un portrait au vitriol de l’Amérique des laissés-pour-compte, jusqu’au final inattendu.

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41Martin EdenLONDONJackCancien

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42Au bar de l'universLUCIANIBenoît3Feb-07Huit personnages se croisent au bar de l'Univers. Récit de la journée de chacun d'eux jusqu'à les retrouver réunis, sans l'être, au bar de l'Univers. Ce jour-là, leur vie changera face à des choix qu'ils auront à faire ou à subir. Oui, Benoît Luciani a la plume sympathique. Il nous présente en de brefs chapitres ses personnages : Hélène, Thomas, Laurence, Maryvonne, Michael, Jean-Baptiste, Marvyn, Manu... Ils ont entre 35 et 55 ans, sont un peu malmenés par la vie, mariés, célibataires, confus, déboussolés, virés, mais tous prêts à faire de ce jour un tremplin pour un lendemain différent. Par une étrange coincidence, ils se donnent tous rendez-vous au Bar de l'Univers le même soir. Leurs silhouettes se croisent, les mains se touchent, les regards s'effleurent... 3 petits tours et puis ça s'en va...

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43Métamorphoses d'un mariageMARAISandor2Oct-06A travers trois longs monologues successifs, l'auteur dissèque l'histoire d'un trio amoureux. Chacun des personnages donne à son tour sa version de l'histoire, en un récit conçu comme un jeu de miroirs permettant de cerner au plus près la vérité de Peter et de ses ex-épouses, Ilonka, bourgeoise belle et cultivée et Judith, la jeune bonne qui le servait adolescent. NUne histoire d'amour relatée par 3 personnages, chacun nous donnant son ressenti et sa vision des choses!! A chaque récit, comme un jeu de miroir, de nouveaux éléments nous sont révélés!! 3 personnages, 3 histoires, 3 points de vue différents d'une même histoire. L'auteur, analyse l'amour ses difficultés, ses mensonges, ses traitrise, ses conventions, ses traditions, sa frivolité. Véritable comédie de moeurs enfin, ce roman dépeint également la fin d'une société bourgeoise hongroise de l'entre deux guerre.

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44N'attendez pas trop longtempsMARIETTAAgnès2Mar-06Une maison à vendre dans le Vexin. Son propriétaire, Delbreuve, au caractère excentrique, entend choisir l'acheteur qui en sera digne. Il s'adresse à un agent immobilier, Jacques Verniot, un homme qui vit en demi-teinte auprès d'une épouse épuisante. Verniot aspire au calme, et cette maison est la maison de ses rêves, mais il se doit de la proposer avant tout à ses clients. Clara Miniot, une romancière à succès, mère célibataire d'un grand fils très conventionnel, refuse de se laisser enfermer dans un cadre familial ou professionnel. Sur un coup de tête, elle décide d'acheter une maison dans le Vexin et contacte Jacques Verniot. Autre acheteuse potentielle : Nathalie Desmarets, mariée, deux enfants, qui fait de l'événementiel et désire introduire un peu de poésie dans sa vie. Autour de cette demeure, véritable catalyseur du désir et du destin, se rencontrent et se croisent ces quatre personnages aux voix familières, avec leurs doutes, leur solitude et leurs attentes. Ils vont tisser des liens, mais attention : les craintes, les hésitations, les regrets ne sont plus de mise. Ne laissez pas passer la chance, n'attendez pas trop longtemps. Ce roman, tant comparé à celui d'Anna Gavalda, n'a finalement en comparaison de procurer un bien gentil plaisir de lecture. Je n'ai pas trouvé dans celui d'Agnès Marietta ces dialogues qui font mouche, ce style alerte, faussement simple et percutant. C'est honnêtement une belle histoire, même si les personnages sont un tantinet bêtas (je pense au couple de Jacques et Clara). Certains noeuds se défont un peu trop vite à mon goût. Mais l'ensemble est très agréable à lire, cela fait rêver à un coin de campagne mais ne me porte pas non plus à tout lâcher pour vivre l'aventure. "N'attendez pas trop longtemps" est un roman plaisant et attachant dans lequel on peut y trouver sa place, mais il a aussi certains aspects agaçants et décevants si l'on s'entête à le comparer à un autre. Bref, mettez tout de côté et lisez-le pour vos vacances ! - Clarabel

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45A la bourre et sans un rondMCMILLANTerry2Sep-02L'auteur nous nous fait découvrir une famille afro-américaine, avec des histoires de famille, des secrets enfouis, des problèmes d'argent, d'alcool, de drogue, de délinquance, d'adolescence ... La particularité de ce roman c'est qu'il n'y a pas un narrateur unique : chapitres après chapitres, chacun des membres de la famille se dévoile et parle de ses proches avec ses propres mots ; même si c'est le plus souvent la mère, personnage clé du roman, qui est mise en avant, et dont le langage est d'ailleurs assez cru quand elle parle de ses propres enfants et petits-enfants : une vrai personnalité cette mama !C'est donc à nous, lecteurs, de faire la part des choses et de nous faire notre propre opinion sur chacun des personnages.La famille Price se raconte, au gré des chapitres que les membres s’approprient tour à tour. Noirs américains, leurs problèmes sont universels : l’amour, la vie quotidienne, les relations avec les autres, les liens familiaux parfois compliqués.Viola, maman de la tribu, voit ses trois filles et son garçon prendre des chemins différents, parfois semés d’embûches, mais elle est déjà usée par la vie et sa santé déclinante la mène à l’hôpital.Son mari emménage avec sa maîtresse, qui entend bien lui imposer un nouveau mode de vie. Quant aux enfants, Lewis est un peu alcoolo, un peu magouilleur et souvent en prison ; la réussite de Paris dans les affaires cache mal sa solitude ; Charlotte se bat avec trois enfants et un mari plutôt volage ; et Janelle a du mal à réaliser qu’il y a un problème entre sa fille et son nouveau mari…La gouaille de la famille Price est un régal à lire, à la fois naïf et jubilatoire ; une fois le livre ouvert, on a bien du mal à abandonner ces personnages très attachants.Le récit à plusieurs mains permet de recomposer les événements comme un puzzle, et de découvrir peu à peu les petits secrets des membres de la famille, jusqu’à l’épilogue, géniale !Du pur bonheur que cette saga afro-américaine gaie, touchante, sans prétention

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46Hommes sans mèreMINGARELLIHubert2May-04Pendant que leur navire est au mouillage dans une baie, quelque part en Amérique centrale, deux marins, Homer et Olmann, s'éloignent à pied sur une longue route, à la recherche d'un bordel isolé dans les collines. On devine peu à peu qu'ils cherchent à échapper à cette promiscuité masculine, imprégnée d'un goût de sel et de gazole, qui constitue la seule vie possible sur un bateau. Mais bientôt, Homer va rencontrer Maria... Deux hommes débarquent dans un pays sans nom pour une permission, après des mois passés en mer, affrontant tempête et cohue, cohabitation, manque de sommeil, etc... Homer et Olmann ont décidé de ne pas suivre le reste de l'équipage et d'aller plus au centre du pays, au coeur de la vallée, vers une maison où ils pourront tranquillement boire, manger, se prélasser et prendre du bon temps avec des filles. Homer sera séduit par Maria, par sa fraîcheur et sa gentillesse, même si elle pose beaucoup de questions.

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47Un couple ordinaireMINIEREIsabelle2Feb-07Elle : elle confond l'amour et le pouvoir, le couple et la hiérarchie ; sa beauté n'y change rien : faire l'amour avec elle est devenu un supplice... Lui : à force de compromis quotidiens, et toujours à sens unique, il s'est comme vidé de lui-même ; le seul soleil de sa vie, c'est sa petite fille... la menace d'en être séparé le maintient muselé, enchaîné. La grâce d'une lecture lui ouvre enfin les yeux, le guide, le bouleverse : il entre en dissidence. Avec un humour grinçant, Isabelle Minière dessine le portrait incisif d'un couple bancal, où le pouvoir tient lieu d'amour ; elle dépeint le désarroi d'un homme qui à la moindre rébellion se voit accusé de machisme ; elle montre comment la lecture d'un livre peut changer la vie - et, ce faisant, rend hommage à Plutarque. Benjamin et Béatrice forment un couple au mode de fonctionnement simple : madame pose, monsieur dispose. Quand Benjamin s’interroge sur les raisons qui ont poussées Béatrice à l’épouser, lui, le petit pharmacien qui refuse obstinément d’acheter une officine, il n’en voit qu’une seule : c’est parce qu’il est ordinaire ! Tellement ordinaire, qu’il ne risque pas de lui faire de l’ombre. Jusqu’alors le couple a fonctionné suivant les désirs de madame mais malgré un chantage subtilement mené, Benjamin va reprendre petit à petit le pouvoir et redécouvrir la VIE.

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48Les pintades à Téhéran (!! Pas un roman !!)MINOUIDelphineMay-07

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491984ORWELLGeorgeCancien

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50Les yeux jaunes des crocodilesPANCOLCatherine2Feb-06Deux soeurs. La quarantaine. Iris, belle, très belle, riche, élégante, parisienne. Autrefois étudiante brillante, elle s'est mariée, et sa vie se résume en un tourbillon vain. Iris s'ennuie, rêve de devenir une autre. Joséphine est une littéraire, historienne spécialisée dans l'étude du XIIe siècle. Beaucoup moins belle, beaucoup moins à l'aise dans la vie. Mariée, elle a deux filles, vit en banlieue et se bat pour tenir debout. Un jour, à un dîner, Iris prétend qu'elle écrit. Entraînée par son mensonge, elle persuade sa soeur d'écrire un livre qu'elle signera, elle. Abandonnée par son mari, acculée par les dettes, Joséphine se soumet. Elle est habituée : depuis qu'elles sont enfants, Iris la magnifique la domine. Le destin de chaque soeur va basculer. Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être. Ce roman est l'histoire d'un mensonge. Mais aussi une histoire d'amours, d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves. Ce roman est plein de rires et de larmes. Ce roman, c'est la vie.

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51Le crocodile rouilléPELEGRINDominique Louise2Sep-07Entre eux, les enfants se surnomment la 'Grande Couvée' et forment une tribu attachante et désordonnée sur laquelle veille le Crocodile rouillé, figure de l'autorité paternelle. Dans ce monde où l'on s'invente de savoureux surnoms, on élabore des langues secrètes, on s'insulte en langage esquimo et on rêve d'explorer le monde, quitte à se sauver par la fenêtre. Mais on imagine aussi d'effroyables machines à ratatiner les bébés. Car la fratrie est une jungle où l'on doit, pour exister, déjouer les pièges tendus par les aînés. Difficile, dans ces conditions, d'attirer l'attention du Crocodile, surtout qu'il vient d'emmener toute la famille dans un pays étranger et qu'il annonce tranquillement la venue d'un neuvième enfant... Un ingénieur est envoyé par sa société dans un pays pauvre du Sud. Sa femme et ses huit enfants, âgés de deux à quinze ans, le suivent. Le dépaysement est total, l'adaptation difficile, les surprises ne manquent pas. L'aîné rêve de profiter de l'exotisme ambiant pour faire enfin l'amour. Le petit dernier, déboussolé, hurle toutes les nuits. Les autres se réfugient dans un monde féerique où des langues imaginaires ne cessent de s'inventer.
Racontée par la bouche des enfants - appelés la Grande Couvée - l'expérience devient désopilante. Elle est l'occasion de croquer avec justesse les Français de l'étranger, mais aussi d'illustrer combien le vrai aventurier des temps modernes est moins l'expatrié que le père ou la mère de famille nombreuse.
Un style vif et jubilatoire pour retrouver le monde merveilleux de l'enfance.

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52Ma mère, à l'originePONSEmmanuel2Jan-08Ma mère est morte. L’autre bonne nouvelle, c’est qu’elle est morte riche. C’est une tradition dans la famille. Ses parents et ses grands-parents ont couvé leurs sous jusqu’au dernier jour. Parce que, l’argent durement gagné, ça ne se dilapide pas, ça se transmet, c’est pour « après ».
C’est par ces mots qu’Emmanuel Pons nous embarque une fois encore dans un roman qui se joue de la réalité – car, si tout y est vraisemblable, c’est bien souvent pour le pire ! Sous ces aspects « farçeurs » et légers, c’est une histoire tragique : celle d’une femme (la mère) qui, avare de cœur, ne sait pas aimer, ou ne sait aimer qu’elle-même. C’est aussi l’histoire d’un enfant qu’on n’a su ni voir ni aimer, et qui finit par prendre sa revanche sociale, familiale, dans le monde très violent des traders.Le parallèle qui s’établit alors entre argent et sentiment compose une vision terrible de la vie, rationnelle, insensée, et surtout impitoyable et cruelle, à laquelle la vie même ne saurait tout à fait résister.Nous voilà encore partagés entre rire et frisson d’inquiétude. C’est la confirmation du talent singulier d’Emmanuel Pons.
La disparition attendue de sa mère réjouit Patrick Barrault, fils mal-aimé.
Délivré de sa "génitrice", l'héritier devient home trader afin de gérer sa fortune. Rivé à l'écran de son ordinateur pour échapper au souvenir obsédant de sa mère, il développe un incroyable système de prédiction humaine... Emmanuel Pons nous livre ici un roman d'une force inouïe où l'humour inquiétant le dispute à l'obscur besoin d'être aimé.

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53Mon âgePOUZOLCamille2May-05Même si en même temps, je peux toujours tempérer ma joie en considérant que je n'en ai plus vingt non plus. Mais qui compte ?J'aime bien me poser exactement les mêmes questions qu'avant, sur le mode d'emploi des gars, la taille des jupes, les heures de sommeil ou l'intérêt d'avoir bon caractère.J'aime bien n'avoir rien senti ou beaucoup ressenti, contente que ce soit passé, puisque sincèrement je ne me referais pas le bac, l'appareil dentaire, le concert de U2 dans la fosse ou la toute première déclaration d'impôts. Nostalgie.J'ai connu un temps où Internet n'existait pas, ni les portables, ni la Star Academy, pour moi, les Twix resteront des Raiders. Contente que ce ne soit pas fini aussi, tout ce qui ne te tue pas te rend, disons, plus en vie. 30 ans. C'est un petit bouquin sympatique qui se présente sous forme d'abécédaire autour du passage aux 30 ans (horreur !!). J'ai regretté le côté magazine féminin (déformation professionnelle de l'auteur, j'imagine, même si elle affirme en avant-propos qu'elle a cherché un ton différent dans ce livre). Je suis une non-lectrice de ce genre de presse et certains propos m'ont paru particulièrement superficiels et inintéressants. A côté, j'ai vraiment apprécié toutes les remarques personnelles, les accents de sincérité, l'humour. C'est un livre qui ne s'adresse qu'aux trentenaires (plutôt aux femmes qu'aux hommes) mais c'est justement son intérêt : il nous parle, on se sent concerné(e)s, c'est un manifeste générationnel léger et profond à la fois. L'entrée « génération » est d'ailleurs tout à fait parlante. Avant d'entamer chaque chapitre, l'auteur donne une liste de mots ou expressions en rapport (enfin, subjectivement ;-) et pour cette entrée, on trouve notamment : « voici venu le temps des rires et des chants », « sortez couverts », « aujourd'hui, on n'a plus le droit, ni d'avoir faim, ni d'avoir froid », « la jeunesse emmerde le Front National », etc. Pour une fois que les références d'un auteur ne me semble pas ringarde ou qu'elles ne me font pas sentir ringarde, c'est bien agréable ! Je me suis donc retrouvée dans beaucoup des réflexions de l'auteur, notamment celle sur le statut de la trentenaire : une fille ? Une femme ? Assez vieille pour avoir droit à des « madame » (argh !!) mais suffisamment jeune pour ne pas sentir encore casée dans une vie bien réglée.
Ce n'est pas un grand moment de littérature (le style est très journalistique) mais c'est écrit avec fougue et l'auteur sait nous faire passer du rire aux larmes. A prendre pour la plage même si ce n'est pas toujours aussi léger que ça en a l'air ...

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54Le strip-tease de la femme invisibleRENAULTMurielle2.5Jan-08Mélanie, femme invisible de naissance, souffre de ne pas appartenir à l'autre camp, celui des femmes remarquables et remarquées. Obnubilée par le regard des autres, elle ira jusqu'à se mettre à nu, pleine d'espoir, dans une émission de téléréalité qui lui promet une transformation physique spectaculaire. Cette histoire est donc celle d'un sauve-qui-peut, d'une pauvre fille intelligente, mais qui ne s'accepte pas dans son corps, et c'est la tentative désespérée de décrocher une timbale inaccessible. Ce reflet d'un mal moderne donne un peu la chair de poule, le lecteur en sera quitte pour accompagner Mélanie dans l'escalade vers l'enfer (boulimie et anorexie). Mais au lieu d'être accusateur et moraliste, le livre demeure léger, dévoilant la bêtise humaine (nutritionnistes et psys font chorus pour blâmer sans cesse la jeune femme), l'ineptie d'un programme tv qui cherche à modeler votre image selon un faux-semblant, et la quête absolue et maladive de la minceur. Bien avant de sombrer dans l'amertume, l'histoire se veut enlevée, délicieuse et vous donne le goût d'une tartiflette à faire saliver les papilles !

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55Courir à trente ansREYNicolas3Apr-04Les personnages de Nicolas Rey se trouvent à un carrefour de l'âge d'homme et subissent les désillusions qui l'accompagnent. Franck, Vincent, Jean, Marc et Louis vont de grands amours déçus en petites lâchetés quotidiennes, sombrent dans la dépression, pour finir par se retrouver dans un lieu sur mesure pour trentenaires désespérés, une clinique préservée de toute tentation amoureuse. «Certaines personnes ne se séparent jamais. Ce sont des victimes volontaires de la vie en couple. Héros ou lâches selon l'heure des repas. Dans la salle de bains, une victime volontaire de la vie en couple écoute le dernier message de Bénédicte sans oser répondre pour ne pas faire de bruit.
En ville, le soir, les mots d'amours s'échangent en fraude dans les salles de bain avec un téléphone portable. Voilà pourquoi, vues d'avion, les villes scintillent à ce point.»

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56Portrait de l'écrivain en animal domestiqueSALVAYRELydie2Aug-07Un milliardaire, roi de la restauration rapide à travers le monde, capitaine d'entreprise, engage une écrivain française pour l'accompagner et écrire un livre à sa gloire. Elle va ainsi pénétrer dans les arcanes du capitalisme et du libéralisme triomphants, à la fois fascinée et dégoûtée par cet homme aux allures feutrées qui se lézardent quand la vulgarité et la brutalité apparaissent par les fentes. Manoeuvres de séduction et de déstabilisation, techniques d'éviction lors d'un conseil d'administration, tout est bon à la conquête du pouvoir absolu et à sa défense. Mais un doute reste : que va-t-il rester de tout cela ? D'où le désir de postérité, à travers le livre commandé à un écrivain, et à travers un projet qui s'affirme de plus en plus : la philanthropie, le soutien aux grandes causes humanitaires. Mais la générosité feinte peut se finir en faute de goût, avec le risque que l'image en soit ternie, comme une couverture de magazine tapageuse... C’est l’histoire d’une écrivain française talentueuse qui décide d’écrire la biographie de Tobold, roi du hamburger, une sorte de Bill Gates de la restauration et de l’argent rapides.
L’écrivain s’installe donc dans le quotidien de Tobold, et fait la connaissance de Cindy, l’épouse du magnat et de Dow Jones, son chien. L’écrivain comprend alors à qui elle a affaire.
L’écrivain se révolte intérieurement, puis s’endort, découvrant avec stupeur les vertus anesthésiantes du luxe. Jusqu’à ce miraculeux et burlesque sursaut de Tobold, que je vous laisse le soin de savourer.
C’est avec ces situations délirantes, et des mots cinglés comme « encoucougner » ou « entéléchie » , c’est avec des rencontres impossibles, comme celles avec Robert de Niro ou Sophie Marceau, c’est avec des personnages excessifs mais diablement humains, que Lydie Salvayre a mixé son roman fou. Une bouffée, que dis-je ! un ouragan d’air frais et fin.

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57Autoportrait à l'ouvre-boîteSEGURPhilippe2Jul-03Un matin de mai 1984, un jeune homme se met en règle avec sa conscience. Victime d’une malédiction familiale, il se sait condamné à mourir bientôt. Sa vie est, en effet, dominée depuis l’enfance par la figure d’un double : celle d’un oncle et parrain précocement disparu dont il a acquis la certitude d’être la réplique et de reproduire le destin. Ne voulant recevoir sa mort de personne d’autre que de lui-même, il décide de se supprimer le jour de ses vingt ans.Les petits et grands événements de cette journée d’anniversaire vont alors s’entrelacer avec le manuscrit qu’il rédige pour expliquer son geste. Souvenirs, passage de sa fiancée, visite des parents, irruption d’un ami, d’un importun ou d’une jolie voisine sont autant d’occasions pour lui d’apurer ses comptes, de procéder à la liquidation de son passé.Cependant, tandis que les heures passent, que des émotions de plus en plus violentes l’assaillent et que son histoire se précise, une question se pose avec une acuité grandissante : est-il vraiment le maître de son destin? Ou n’en est-il que le jouet ?

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58PygmalionSHAWGeorge BernardCancien

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59La chartreuse de ParmeSTENDHALCancien

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60Le rouge et le noirSTENDHALCancien

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61L'étrange cas du Dr Jeckyll et de Mr HydeSTEVENSONRobert-LouisCancien

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62La ballerine de Saint PétersbourgTROYATJean2.5Jan-00S'il est une chose que jamais l'on ne pourra nous prendre, ce sont les mots...
Et je voudrais saluer une nouvelle fois monsieur Henri Troyat décédé récemment. La Ballerine de Saint-Petersbourg, c'est Ludmilla qui, en 1885, entre aux Ballets Russes sous la direction de Marius Petitpa, célèbre chorégraphe classique. La danse va devenir la seconde famille de Ludmilla, sa vocation première, sa religion, sa raison de vivre. Elle va y oublier son père et sa bouteille de vodka qui descend trop vite, elle va aussi y oublier l'amour, mais pour le redécouvrir lui, quelques années plus tard. Elle va trouver dans la danse le réconfort et l'apaisement qu'elle ne trouve plus auprès de son père, veuf, acteur délaissé au succès passé, qu'elle tente malgré tout de soutenir. Au détour des couloirs de l'école, se mêlent l'histoire d'une jeune fille qui grandit sous la protection du maître français exilé en Russie et qui s'oppose au chorégraphe tout aussi célèbre mais beaucoup plus révolutionnaire Serge Diaghilev, et l'Histoire de la Russie, la fin du tsar Alexandre III, les révolutions et la chute de Nicolas II, puis la création de l'U.R.S.S.

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63L'écume des joursVIANBorisCancien

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64Entre mes mainsVIGIERAnne Constance2.5Sep-07La narratrice est une jeune femme brillante, mathématicienne, dont la vie est essentiellement comblée par son travail. Elle rencontre Sylvain, un virtuose passionné, à l'existence ponctuée de concerts à travers le monde, et centrée autour du musicien Bartok pour lequel il a une admiration sans faille. C'est d'abord une simple relation, puis ils finissent par s'installer ensemble, se marient, et mènent une existence tout ce qu'il y a de plus conventionnelle, jusqu'à ce que la narratrice tombe enceinte. La narratrice, âgée de 23 ans, ingénieur en mathématiques, fait la rencontre du premier homme de sa vie, Sylvain, artiste et mélomane. L'amour aidant, ces deux-là vont vivre ensemble, se marier, faire des petits, etc. Le schéma classique. Cependant, l'étouffement fait son nid. La jeune femme est une crispée affective, jamais comblée ou épanouie, nullement soutenue, parmi ses proches ou au boulot, le combat est constant. Il faut qu'elle s'impose, qu'elle ose, mais c'est toujours plus fort qu'elle.
Sa grossesse, par exemple, ne tombe pas au bon moment pour sa carrière ni sa vie de couple. Pourtant, Sylvain et elle sont heureux et préparent l'événement avec impatience, mais sans exaltation. D'ailleurs, ce déni va totalement absorber la jeune maman, vite dépassée par son nourrisson, anéantie par l'impuissance, esseulée et incomprise, mise au pied du mur et abandonnée par son compagnon.
L'histoire ne raconte pas avec les mots crus ce qu'il va se passer, mais l'issue fatale est bel et bien là. Une réalité amère, sinistre et qui donne des frissons partout.

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65Chercher le ventVIGNEAULTGuillaume2.5Jul-06Guillaume Vigneault livre ici le récit d'une errance qui s'avère surtout intérieure. Le héros-narrateur, Jacques - ou Jack selon qu'il se trouve en compagnie de francophones ou d'américains - est à l'évidence à la recherche de lui-même, lui qui aurait pourtant aimé donner une image plus solide que son ami Tristan, et et se montrer plus réfléchi que la jeune et belle Nuna, bien plus perspicace qu'elle n'y paraît. Mais Jacques a un peu plus de trente ans et doit se débattre avec ses certitudes et ses doutes, se confronter à une quête universelle : celle de l'identité. Les gens rencontrés et les espaces traversés sont ainsi autant de clés pour ses progrès sur cette route. L'épisode de la Louisiane, où Jack -donc !- se démène pour empêcher l'effondrement d'un drugstore sous un véritable déluge est ainsi particulièrement symbolique.

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66Envie de fraisesWEINERJennifer2May-05Chef dans un restaurant, Becky est très amoureuse de son mari, et ravie d'être enceinte. Tout irait bien si les médecins la lâchaient un peu avec son problème de poids. Et si son infernale belle-mère la lâchait tout court.
Kelly est overbookée, hyper-ordonnée et archui-ambitieuse. Elle s'investit dans sa grossesse comme dans tout, c'est-à-dire à fond. Seul point noir dans cette organisation parfaite : son mari, qui passe ses journées vautrée sur le canapé... ça fait désordre.
Ayinde est canon. Et intelligente. Et gentille, en plus. Et aussi mariée à un champion de basket dont elle attend un enfant. Bref, le genre de fille qu'on adorerait détester.
Quand ces futures mamans font connaissance lors d'un cours de yoga prénatale, elles se disent qu'elles n'ont rien en commun. Mais la maternité leur promet bien des surprises...
Bon alors il s'agit de l'histoire croisée de 4 femmes enceintes qui se rencontrent par le plus grand des hasard car rien ne les rapprochent si ce n'est leur grossesse. L'histoire est assez bien écrite et pour l'instant je trouve le livre intéressant. Surtout qu'une petite intrigue concernat l'une des femmes, pointe le bout de son nez mais que au bout de 50 pages on n'en sait toujours pas plus. Le secret est plutôt bien gardé. Le suspens est maintenu et donne forcément envie d'aller plus loin.

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67Un mari idéalWILDEOscarCancien

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68Moi, Charlotte SimmonsWOLFETom3Mar-06Lorsque Charlotte, sage et prude fille d'origine modeste, débarque de sa Caroline du Nord à Dupont University, l'Olympe de la connaissance, qui abrite la crème de la jeunesse américaine, elle est certes brillante et déjà très jolie mais aussi... un peu gourde. Confrontée aux moeurs étranges de cette élite, elle découvre avec désarroi que ce temple du savoir semble surtout celui du sexe, de la débauche, de l'alcool et des ambitions mesquines. Candide et pleine d'illusions, la petite provinciale n'en maîtrise guère les règles. Le tourbillon de sa première année va se charger de la déniaiser. Charlotte Simmons apprend vite : elle n'est pas tout à fait la blanche colombe qu'elle croyait être... Avec cette satire cinglante qui est aussi un magnifique roman d'apprentissage, Tom Wolfe nous offre ses illusions perdues et le grand roman de la vie étudiante made in America. Charlotte Simmons est une jeune provinciale américaine, studieuse et modèle, qui s'apprête à quitter le nid familial pour une prestigieuse université. Commence alors l'apprentissage de l'insignifiante Charlotte, cette fille au regard fuyant que personne n'envie. Cette jeune étudiante va vivre une ascension personnelle : elle saura attirer des garçons convoités, attiser leur désir en même temps que la jalousie des filles. Tout ceci au détriment peut-être de ses études, en lesquelles ses parents placent tant d'espoir... Car l'université de Dupont, quoique de grande renommée, est aussi le lieu de la liberté d'une jeunesse adepte des soirées arrosées et du sexe sans complexe...

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69De manière à connaître le jour et l'heureCAUCHYNicolas2Aug-07Dans un bel hôtel particulier parisien, toute la famille est rassemblée autour de Jean, le père, pour célébrer le 'big deal', le magistral coup financier qu'il vient de signer et qui met sa descendance à l'abri, si besoin était, pour plusieurs générations. Une semaine plus tard, tout le monde est à nouveau réuni - cette fois autour du cercueil de Jean. Tour à tour, chacun des membres de la famille se confie à lui une dernière fois pour essayer de comprendre son geste, recherchant dans les secrets de famille les plus enfouis une explication à cette mort soudaine et solitaire.Dimanche 21 juin, dans un bel hôtel particulier parisien, toute la famille est rassemblée autour de Jean, le père, pour fêter ses cinquante-quatre ans : Sophie, sa femme discrète et fidèle, Pierre, son fils et bras droit en affaires, avec sa femme et leurs deux fils, le bel Alexis et son épouse Amélie, enceinte jusqu'aux yeux, et leurs deux fils, et enfin Guillaume, le petit dernier, brillant et cynique. On trinque à Jean et au Big Deal, le magistral coup financier qu'il vient de signer et qui met sa descendance à l'abri, si besoin en était, pour plusieurs générations.Samedi 27 juin, tout le monde est de nouveau réuni - cette fois autour du cercueil de Jean. J'ai adoré la façon dont le roman est construit ! C'est un « roman chorale » où les différents membres de la famille, de Jean à Sophie, en passant par leurs enfants et leurs belles-filles, ainsi que le mystérieux Gabriel, vont tour à tour nous raconter la journée du 21 juin et la journée du 27 juin. Petit à petit, l'histoire de cette famille va nous être dévoilée. En apparence, cette famille plutôt aisée semble heureuse et soudée. Petit à petit, on en saura plus sur tous les membres de cette famille, sur ce couple - Jean et Sophie - qui est à la tête de cette famille, sur leurs enfants, et sur les blessures de chacun. C'est très réussi !

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70Sur ma mèreBEN JELLOUNTahar2.5Tahar Ben Jelloun écrit la vie de Lalla Fatma, sa mère. A travers les derniers mois de sa vie, il raconte la vie de cette femme, rythmée par les traditions, les coutumes marocaines.Une femme qui s’est toujours pliée aux usages, mariée à 15 ans, veuve et mère à 16 ans. Remariée, veuve à nouveau. Remariée une troisième fois et veuve une nouvelle fois.C’est un hommage touchant qui nous entraîne dans le Maroc d’hier et d’aujourd’hui. Celui des femmes qui se doivent d’obéir à leur mari, celui des jeunes mariées qui découvrent leur mari le soir des noces, celui des femmes à la fois soumises et souveraines. Des traditions qui peuvent choquer les occidentaux, Tahar Ben Jelloun dit aussi la poésie, le respect et la tolérance qu’elles expriment. Les femmes sont les piliers du foyer, infaillibles, solides, elles règnent silencieusement en maîtresses et leur soumission n’est qu’apparence.Il raconte avec pudeur et simplicité la maladie, l’oubli, l’effacement de la mémoire, la solitude, la dépendance qu’elle entraîne. Le dévouement de Ketmoul, la dame de charge, dédiée au bien-être de Lalla Fatma, sa maîtresse, sa rage parfois d’être totalement consacrée, dévouée, sa fatigue, sa lassitude qui ne pointent que rarement au milieu d’un océan de tendresse et de dévouement, le désarroi des enfants, tiraillés entre le respect, le devoir et leurs vies à mener. Petit à petit, le corps lui aussi lâche Lalla Fatma. Elle s’éteint le 4 février 2002 et va rejoindre ses hommes, sa mère, son père, ses frères, venus l’accueillir.

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71J'étais derrière toiFARGUESNicolas3Mar-06C'est dans la trentaine que la vie m'a sauté à la figure.J'ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu'il peut avec ce qu'il est.J'ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu'est-ce qui s'est passé ? Je n'ai pas connu de guerre, ni la perte d'un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu'une banale histoire de séparation et de rencontre.

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72Brokeback MountainPROULXAnnie2.5Nov-06Brokeback Mountain : un bout de terre sauvage, hors du temps, dans les plaines du Wyoming. Ennis del Mar et Jack Twist, cow-boys, nomades du désert américain, saisonniers des ranchs, s'y croiseront le temps d 'un été. Ils n'ont pas vingt ans. La rencontre est fulgurante. Bientôt, à l'abri des regards, les deux hommes s'étreignent et succombent à une passion sublime et crue, qui ne dit pas son nom. Ils se quitteront, se retrouveront, d'année en année, prenant femmes, mais animés en secret du seul rêve de se rejoindre et de monter ensemble leur propre ranch, sur Brokeback Mountain. Ni le temps, ni l'espace, ni les non-dits, ni les hommes, n'auront raison de cet amour - que seule viendra briser la mort.

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73RhésusMARIENSLEHelena2.5Aug-06Lire 'Rhésus', c'est prendre un bain de jouvence chez les vieux. Oui, les vieux : le quatrième âge, celui qu'on relègue dans les mouroirs, loin des yeux et du coeur. Car 'Rhésus', c'est le récit délirant de l'insurrection des pensionnaires d'une maison de retraite. Nous qui ne trépignions pas à l'idée de nous immerger dans le monde merveilleux de nonagénaires grabataires et lubriques, nous avions bien tort. Héléna Marienské, au moyen d'une plume littéralement débridée et d'une imagination débordante, prend un malin plaisir à nous coller les deux mains dans les couches Libra et le Polydent, au fil des aventures échevelées de Raphaëlle, Céleste, Hector et surtout Rhésus - notre sauveur à tous, un singe bonobo venu à grand renfort de caresses redonner l'envie de vivre à cette folle équipe. L'envie d'avoir envie, comme dirait l'autre. Et ce n'est pas parce que le dos se voûte et que l'esprit vacille que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue.
En se faisant l'avocate de ces laissés-pour-compte, Marienské dresse, comme une évidence, un tableau peu flatteur de notre société jeuniste et voyeuriste. On en prend pour son grade, mais l'humour décapant de l'auteur de ce premier roman - dont on attend avec impatience les successeurs - fait passer la pilule en douceur, mieux qu'une purée mousseline sur le plateau repas d'un service gériatrique. Bien fait !

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74Les vivants et les ombresMEURDiane2Aug-07En Galicie, terre rattachée à l'empire habsbourgeois depuis le partage de la Pologne, l'obscure famille Zemka reconquiert le domaine fondé par un ancêtre noble et s'engage fiévreusement dans la lutte d'indépendance polonaise. Pour retracer son ascension puis sa décadence, l'auteur convoque une singulière narratrice : la maison elle-même qui, derrière sa façade blanche et son fronton néoclassique, épie ses habitants. Indiscrète et manipulatrice, elle attise les passions, entremêle les destins, guette l'écho des événements qui, des révolutions de 1848 aux tensions annonciatrices du désastre de 1914, font l'histoire de l'Europe. Elle est partout, entend tout, garde en elle toutes les ombres d'un passé qu'elle connaît mieux que les vivants. Mais les vivants ont sur elle un avantage qu'elle leur envie : leurs drames, leurs désirs et leur mobilité. Les femmes surtout la fascinent. Condamnées comme elle à la réclusion dans la sphère domestique, elles sont réduites, de mère en fille et de tante en nièce, à attendre l'amour en scrutant l'horizon.

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75SALVAYRELydie

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76SEGURPhilippe

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77FERNEYAlice

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78SAFRAN FOERJonathan

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79PESSLMarisha

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80LolitaNABOKOVVladimir2.5ancienUn quadragénaire hanté par le souvenir d'un amour d'enfance, tombe amoureux de Dolores, la fille de sa logeuse. Pour être à ses côtés, il épouse sa mère, qui 'par chance' décède accidentellement. Humbert devient alors le protecteur de la jeune orpheline, et se livre à des orgies d'adorateur-voyeur. Provocante et diabolique, Lolita devient sa maîtresse. Dans un paysage de drugstores, d'autoroutes et de motels, le quadragénaire sportif et cultivé tente alors de faire durer cet étrange couple en jouant à la fois le rôle du protecteur sévère et paternel et celui de l'amoureux docile. Mais c'est la nymphette qui aura le dernier mot.

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81Anna KarenineTOLSTOÏLeon2ancienAnna Karenine est le chef-d'œuvre de Léon Tolstoï. C'est l'histoire de l'épouse d'une personnalité très en vue à Moscou. Elle s'éprend du capitaine Vronsky. Les amants voyagent en Italie.
A leur retour, Anna est mise au ban de la société. Il lui est interdit de revoir son petit garçon qu'elle aime beaucoup. Un stratagème imaginé par sa cousine lui permet de le revoir quelques instants. Remarquable pour ses portraits psychologiques, ce roman se termine par un drame.

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82CharlémoiJEANNEYChristine3Jan-08le narrateur est un auteur de livres pour enfants en pleine grosse fatigue. Il s'isole dans un chalet des Vosges pour "se reposer", et dans une allée de supermarché il croise un petit minot qui le reconnait. Du coup il se met à écrire son enfance en ayant en tête quelqu'un à qui s'adresser, mais mêlé à son présent, et...Et c'est du tout bon, ça fourmille d'inventivité et d'amour des mots, sans que ce soit jamais pénible ou compliqué à suivre. Comme de l'Oulipo qui n'en serait pas parce que là c'est drôle, c'est fin et on ne sent pas les contraintes, c'est fluide, pas réservé aux seuls amateurs du truc et surtout, surtout, ça raconte une vraie histoire qui flirte du côté de ce que j'aime, à savoir la nature humaine dans ses grandes et petites contingences. Avec des variations infimes, un peu d'absurde, mais pas trop, et une vraie beauté sous les mots, si je me laissais aller je dirais même une beauté d'âme qui transparaît, et je ne dis pas ça parce que Kiki est ch'ti :)

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83Les annéesERNAUXAnnie3Feb-08Annie Ernaux s'est lancée dans une entreprise proustienne : saisir le temps qui passe à travers une fascinante et mélancolique autobiographie à la troisième personne. Ce livre contient le destin de toute une génération : la voiture, la télévision, la pilule, et celui, spécifique, des femmes de cette génération : la maternité, le désir de vieillesse... J’ai beaucoup aimé ce livre retraçant les 60 dernières années, chacun peut se retrouver dans la narratrice guidée par des photos et des souvenirs. Un récit chronologique sur sa vie, d’enfant, de femme, de mère. J’ai retrouvé des images, des phrases, des publicités que je croyais avoir oubliées et qui m’ont fait rire ou m’ont émues. On se réapproprie le passé, l’histoire, les années 40 et après guerre avec ses difficultés, sa rigidité, la dureté de la vie, ensuite les années 60-70 avec son vent de liberté, de légèreté, de communication, le début de la société de consommation, sans oublier ses problèmes, l’enfant occupant une part plus importante au point de devenir essentiel et sujet de conversation dans les dîner, (le temps des enfants remplaçait le temps des morts) et depuis la fin des années 80 à nos jours, c’est de nouveau difficile malgré les progrès, la pauvreté s’installe, le RMI, les SDF, le SIDA, la hausse du chômage, la dictature de la consommation et ses paradoxes (« Il était normal que les produits arrivent du monde entier, circulent librement, et que les hommes soient refoulés aux frontières » et aussi « La sollicitude de la grande distribution allait jusqu’à mettre à la disposition des pauvres des rayons de produits en vrac et bas de gamme, sans marque, corned-beef, pâté de foie, qui rappelaient aux nantis la pénurie et l’austérité des anciens pays de l’Est. »

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